Un parcours béton - L'ARTIS

Un parcours béton

gebe
Photo : Dom Duchesne
14 octobre 2018

Un parcours béton

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Photo : Dom Duchesne
14 octobre 2018
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SYLVAIN TREMBLAY

Un parcours béton

Rédaction : C. Fortier
Photo : Dom Duchesne
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BROOKLYN, NY | OCTOBRE 2018

Artiste international représenté par plusieurs galeries situées sur trois continents différents, ayant travaillé à Montréal, Pékin, Dubaï et maintenant à Brooklyn et exposé partout dans le monde, le petit gars originaire de Québec qu’est Sylvain Tremblay en a fait du chemin. À l’approche de ses 20 ans de carrière et avec un nouveau projet en duo, la passion n’est visiblement pas près de s’éteindre. 

Très jeune, Sylvain Tremblay s’intéresse déjà à la peinture. Un atelier, donné en héritage par sa grand-mère, le pousse davantage vers l’art. « À partir de 11 ans, je peignais sans arrêt. J’ai travaillé pendant 12 ans comme illustrateur en publicité, mais j’avais toujours en tête ce rêve d’avoir une production personnelle. À 32 ans, j’ai eu deux contrats qui me rapportaient des revenus intéressants, donc j’ai décidé de m’y consacrer à temps plein pendant six mois », raconte l’artiste. Ces six mois sont finalement devenus des années. En effet, cela fait presque 20 ans qu’il a délaissé le monde de la publicité pour celui d’artiste à temps plein.

 « Je me disais que si je travaille aussi fort pour l’art que pour mon métier, j’allais avoir au moins une réponse à savoir ce qu’il y a à sortir de moi. Je savais que le plus difficile était de trouver mon style, ma voix. J’étais conscient que ça demandait une recherche. »

L’élément déclencheur, une visite dans un musée et la découverte d’Antoni Tàpies, un artiste qui ne travaillait pas avec des matériaux traditionnels. « Cela a ouvert une porte dans mon esprit. Au lieu des magasins d’art, j’ai commencé à aller chez Réno-Dépôt », soutient l’artiste.

Celui qui a toujours été attiré par la sculpture et la peinture a maintenant le meilleur des deux mondes. Son matériel, une composition secrète qui ressemble à du ciment, et son style ont fait en sorte qu’il a réussi à créer quelque chose d’unique qui l’a aidé à se distinguer partout dans le monde. 

Sylvain Tremblay se décrit comme un peintre urbain, qui s’inspire des matériaux vieillissants que l’on retrouve dans les villes. « Dans mes tableaux, le mouvement est très important. J’essaie d’avoir un dynamisme dans les lignes. Le fond est un faire-valoir. Les sujets, ce sont les humains. J’aime bien l’abstraction aussi parce que c’est vraiment la pureté de l’art. Tu joues avec les formes et les couleurs sans avoir la contrainte de faire un visage. Avec l’abstraction, tout est possible. »

Brooklyn

Après avoir travaillé à Montréal, Pékin et Dubaï, Sylvain Tremblay s’est installé dans le quartier de Brooklyn à New York en début d’année, un rêve qu’il caressait depuis de nombreuses années. Il y est aussi pour travailler sur un projet de toiles illuminées en parallèle avec André Keilani, un artiste designer. 

« Ça fait huit ans qu’on travaille sur ce concept. Quand André est venu me voir, j’ai trouvé ça super intéressant. Cela me mettait au défi parce qu’il y a  comme une troisième dimension avec la lumière. C’est une autre approche et ça me permet d’aller dans un autre monde. Ce qui est le fun aussi de cette œuvre, c’est qu’il y a une manette de contrôle des couleurs, alors les gens peuvent y participer », explique Sylvain Tremblay.

Habitués à travailler seuls, ils ont décidé de se lancer dans ce projet afin de mettre en commun leurs forces. « C’est assez rare que des artistes puissent travailler ensemble et que ça se passe bien, mais pour nous ça se passe super bien », souligne Sylvain Tremblay.

La complicité est primordiale selon André Keilani. « Nous n’avons pas d’égo là-dedans et nous sommes très ouverts. Nous pouvons passer des heures à parler des possibilités. C’est rare de trouver quelqu’un comme ça avec qui on peut être bien pour créer », affirme-t-il.

« Dans le processus de création, on se laisse aussi des moments de solitude », ajoute Sylvain.

Le « Duo Tank » vise les galeries de premier plan afin d’y exposer. Ils ont d’ailleurs lancé le projet des œuvres lumineuses les 28 et 29 septembre à New York durant l’événement « Open studios » dans le quartier Bushwick à Brooklyn. Leur objectif : amener le concept à l’international.

Retrouvez-le sur  http://sylvaintremblay.ca

 

SIGNÉES TREMBLAY

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