Le monde fantastique d’Alexandre Charbonneau - L'ARTIS

Le monde fantastique d’Alexandre Charbonneau

gebe
Photo : Zachary Taylor
2 décembre 2018

Le monde fantastique d’Alexandre Charbonneau

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Photo : Zachary Taylor
2 décembre 2018

ALEXANDRE CHARBONNEAU

Le monde fantastique d’Alexandre Charbonneau

Rédaction : C. Fortier
Photo : Zachary Taylor
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MONTRÉAL | DÉCEMBRE 2018

Alexandre Charbonneau l’avoue lui-même, il a toujours été un peu dans la lune et perdu dans ses pensées. Après le dessin et la musique, il pose maintenant ses rêves d’un autre monde sur papier. Ce jeune auteur de romans fantastiques a d’ailleurs déjà été publié à deux reprises.

Son premier livre, Les mercenaires Tome 1 – Le fardeau de Margotha, est paru aux Éditions de l’Apothéose en 2016. Il raconte l’histoire de Heron, jeune mercenaire de profession. Maladroit, timide et peu habile en conversation, il détruit très vite l’image traditionnelle qu’on a des chasseurs de primes, mais ses talents au combat sont sans pareil et ça finit par se faire savoir par les dirigeants de Margotha, une île assombrie par un fardeau. Heron va devoir travailler avec d’autres mercenaires venus de partout, des gens étranges…

Son deuxième roman, Rêves et cauchemars, est paru aux Éditions ADA en février dernier. «Pour ce livre, je me suis basé sur moi. Je ne sais pas pourquoi, mais je faisais souvent un rêve quand j’étais petit. Je me réveillais dans ma chambre, tout était blanc et lumineux et je ne pouvais pas sortir. J’entrais dans le placard et les seules sorties étaient deux escaliers, celle de droite et celle de gauche. Un côté c’était le rêve et de l’autre le cauchemar. Dans le roman, Léandre, mon personnage, fait des cauchemars de plus en plus intenses au fur et à mesure que le récit avance», explique Alexandre Charbonneau.

Celui qui a étudié en histoire s’intéresse beaucoup à l’antiquité, au moyen âge et au monde des chevaliers. Il a commencé à écrire vers l’âge de 18 ans. «Je faisais beaucoup de jeux de rôle avec mes amis du type Donjons et Dragons. J’étais le maître du jeu et je créais des mondes. C’est comme ça que j’ai commencé à écrire des histoires», se remémore le Montréalais.

Aujourd’hui âgé de 32 ans, il a longtemps hésité avant d’envoyer un manuscrit à des maisons d’édition. «Au début, je ne me trouvais pas assez bon. Je faisais lire mes histoires à mes amis et à ma famille. J’écrivais tout le temps et parfois, ça nuisait à mes études parce que je préférais écrire plutôt que d’étudier. À un moment donné, je suis devenu assez confiant pour les envoyer à des maisons d’édition.»

Ce sont les Éditions de l’Apothéose qui ont accepté de publier son roman. «Au Québec, il n’y en a pas beaucoup qui publie du fantastique», dit Alexandre.

Pour ce qui est de son association avec les Éditions ADA. Il s’agit un peu du hasard. L’auteur voyait souvent de leurs livres dans les librairies et les trouvait intéressants. Il a donc décidé de leur envoyer un récit. 

«À peu près au même moment, un directeur de collection de la boîte m’a appelé, car il cherchait des auteurs. Il m’avait vu interagir avec des gens sur Facebook. Il m’a demandé si j’étais intéressé à envoyer un manuscrit et je lui ai dit, justement, j’en ai déjà envoyé un! J’étais vraiment content parce que c’est une plus grosse maison d’édition.»

Pour s’inspirer, il aime bien aller dans des cafés et de petits bars, observer les gens marginaux qui y passent et un peu tout le monde. «Je m’inspire aussi de mon entourage, des films, des autres livres et des animés japonais.» 

Outre le projet de suite pour Les mercenaires, il fait actuellement partie d’un collectif dont il ne peut toutefois pas dévoiler les détails pour l’instant. «C’est plaisant de travailler avec d’autres auteurs parce qu’on peut partager nos idées. C’est un milieu tellement solitaire d’habitude.»

Même s’il n’aimerait vivre que de l’écriture, il est conscient qu’au Québec cela pourrait s’avérer difficile. Il aime toutefois travailler à l’extérieur à temps partiel afin de voir le monde qui l’entoure. «Il faut garder un côté terre à terre, sinon on se perd dans nos idées. Le contact avec la société est important pour être réaliste dans notre écriture des relations humaines», conclut Alexandre Charbonneau.

SIGNÉS CHARBONNEAU

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