Le bonheur impossible de François Guilbault

gebe
8 février 2022

Le bonheur impossible de François Guilbault

gebe
8 février 2022
BONHEUR IMPOSSIBLE-roman-francois guibault-éditions-le monarque-lartis-chronique-littéraire_edited

CHRONIQUE

Le bonheur impossible de François Guilbault

Rédaction : Karine Riley Abran
Partager sur Facebook:

BONHEUR IMPOSSIBLE-roman-francois guilbault-éditions-le monarque-lartis-chronique-littéraireDès que j’ai entendu dire qu’il y avait un roman qui raconterait les amours de la célèbre Lucrèce Borgia, j’ai su que je désirais découvrir cette histoire. Lorsque j’ai appris que François Guilbault en était l’auteur, ce serait mentir que mon désir ne s’est pas décuplé encore plus envers cette nouveauté. Bien que j’adore découvrir des personnages historiques, je dois humblement avouer que lire sur ces personnages à travers la plume de François Guilbault est un vrai délice. Il a une façon inouïe de s’emparer de leur essence au point qu’il nous donne l’impression qu’ils reprennent vie dans nos esprits.

Tout d’abord, je tiens sincèrement à le remercier pour sa confiance envers moi. À chacune des réceptions, je suis toujours aussi heureuse de replonger dans son écriture et vivre ces expériences historiques grâce à lui. Il donne une saveur unique à la découverte historique.

Lucrèce Borgia est un personnage historique que j’ai découvert que récemment grâce à l’un de mes cours universitaires où j’ai eu à lire cette fameuse pièce de théâtre Lucrèce Borgia de Victor Hugo. Bien que cette pièce ne soit pas à la hauteur ultime de cette Italienne de grande renommée, j’avais éprouvé une curiosité grandissante pour cette jeune femme. Ainsi, lorsque j’ai entamé Le bonheur impossible, c’était dans l’objectif principal de mieux comprendre cette jeune femme, son histoire et son vécu. Et à ce sujet, je n’ai aucunement été déçue.

Dès les premières pages, l’auteur nous insère un avis au lecteur et il nous fait comprendre les diverses rumeurs au sujet de cette jeune Italienne. Il nous expliquait le phénomène tragique qui tourne autour de la famille Borgia, simplement pour que l’on puisse, au fil du récit, bien comprendre la nuance entre la réalité et les dégradantes rumeurs.

En commençant ce récit, il ne m’était pas inconnu qu’à cette époque, les femmes étaient considérées comme des marchandises politiques. Très souvent, dès leurs premiers saignements, elles étaient considérées comme des femmes, et ce, peu importe leur âge. Ainsi, à partir de ce moment, les pères pouvaient décider de marier leurs filles dans un objectif politique ou dans le but d’augmenter leur fortune familiale, et ce, comme bons ils leur semblent. Mais entre le savoir et le vivre à travers un personnage, ce sont deux choses complètement différentes.

À travers les nombreuses décisions politiques que doit assumer malgré elle Lucrèce, j’ai été capable de mieux comprendre ses rumeurs incestueuses de cette famille. Au fil du récit, j’ai à la fois été admiratif devant le caractère de Lucrèce, mais aussi dégouté par les agissements de son père et de son frère César. Heureusement, la force de caractère de cette dernière embellit notre lecture et nous fait oublier par moments les tragédies qu’elle doit surmonter.

À travers ce récit, j’ai découvert une Lucrèce Borgia d’une manière tout à fait nouvelle. Malgré mon cours universitaire, il s’agissait de la première fois que je voyais cette jeune Borgia de cette façon. L’auteur met de façon très évidente sa force de caractère, son intelligence et surtout, sa puissance inestimable. Bien qu’elle sache n’être qu’un pion pour les objectifs politiques de son père et de son père, Lucrèce ne perd jamais l’espoir de trouver le bonheur dans sa vie. Elle surmonte chaque obstacle avec force et détermination, faisant honneur à l’éducation qu’elle a reçue de la part de sa mère et de ses proches amies. Sa détermination à raison d’elle, et elle ne se laisse à aucun moment atteindre par les rumeurs qui circulent sur sa famille et elle.

Honnêtement, une des choses qui m’a le plus marquée dans ce récit, c’est la différence entre le sort des femmes et celui des hommes. Comme je l’ai dit plus haut, j’étais au courant des mœurs de cette époque, mais de l’expérimenter à ce point m’a bouleversée à plusieurs reprises. L’injustice, les meurtres, les machinations de César Borgia et Rodrigo Borgia — aussi appelé Alexandre VI — sont difficiles à digérer par moment. Mais que l’auteur décrive avec autant de justesse et de réalité ces multiples événements permettent aux lecteurs de mieux comprendre comment la famille Borgia a pu au fil des années avoir une réputation aussi malsaine. Mais cela permet aussi aux lecteurs de mieux comprendre la situation dans laquelle ces personnages vivaient à cette époque et les mœurs dans lesquelles ils vivaient tous.

Dans Le Bonheur impossible, le pouvoir, l’infidélité, la méchanceté des hommes, la jalousie, les machinations et la vengeance sont mises à l’avant. François Guilbault nous démontre combien les passions amoureuses étaient compliquées à cette époque, surtout lorsque l’on venait d’une famille aisée et reconnue par tous. Mais surtout, il nous permet de comprendre la vraie Lucrèce Borgia dans toute sa force, ses valeurs et sa splendeur. D’une certaine façon, j’ai eu l’impression en lisant ce roman qu’il redonnait l’honneur auquel avait le droit Lucrèce. Comme s’il faisait en sorte que les lecteurs oubliaient les rumeurs sur elle et sa famille en montrant les véritables faits. En dédiant ce livre sur les passions amoureuses de Lucrèce Borgia, l’auteur nous permet de découvrir ce qui a façonné cette jeune Italienne. On découvre les nombreuses tragédies qu’elle traverse, la violence des hommes, les meurtres de personnes innocentes simplement dans l’objectif d’échapper au déshonneur et la jalousie malsaine des hommes.

À mes yeux, le travail de François Guilbault sur la vie de Lucrèce Borgia est incroyable. J’ai dévoré ce roman en quelques jours, appréciant chaque seconde de découvrir un peu plus cette jeune femme italienne. Bien que certains passages m’ont demandé de faire quelques recherches quant aux rôles politiques et catholiques de certains personnages, j’ai plus qu’apprécié cette découverte véridique de la famille Borgia.

Par ce roman, François Guilbault m’a fait passer d’excellents moments de lecture tout en m’instruisant. Moi qui aimais déjà de base cette femme historique, j’ai terminé ma lecture de ce roman en éprouvant encore plus d’admirations, d’affections et d’intérêt pour elle et son vécu. Son récit m’aura fait vivre de nombreuses émotions, mais elle m’aura surtout apporté une vérité que je trouve importante. Pour moi, il est clair que Le bonheur impossible redonnait l’honneur mérité à Lucrèce Borgia en réduisant à néant ces rumeurs incestueuses.

Pour tous ceux qui aiment l’Histoire, qui aime s’instruire en lisant et qui voudrait découvrir qui est réellement cette jeune Italienne, fille du pape Alexandre VI, ce roman est fait pour vous. Comme je l’ai dit, François Guilbault a une façon extraordinaire de nous mettre dans la peau des personnages, comme si c’était eux-mêmes qui nous racontaient leur vécu.

Autres suggestions des Lectures de Riley :

cool good eh love2 cute confused notgood numb disgusting fail