La poursuite du bonheur selon Martin Turgeon

gebe
Photo : Josée Houle
5 février 2020

La poursuite du bonheur selon Martin Turgeon

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Photo : Josée Houle
5 février 2020

martin turgeon

La poursuite du bonheur selon Martin Turgeon

Rédaction : C. Fortier
Photo : Josée Houle
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LAVAL | FÉVRIER 2020

Pour son premier spectacle solo intitulé Heureux malgré tout, l’humoriste Martin Turgeon souhaite amener les gens à réfléchir. L’idée est de démontrer qu’il est possible d’être heureux malgré les embûches.

La justice, les préjugés, la rectitude sociale et la solitude sont d’ailleurs quelques-uns des thèmes qu’il aborde. « J’utilise beaucoup l’approche de la psychologie humaine. La plupart des humoristes vont amener leurs histoires de la manière : avez-vous remarqué que nous sommes comme ça? De mon côté, la question que je pose c’est : pourquoi agissons-nous comme ça? »

Après un spectacle, il est tout aussi important pour l’humoriste d’avoir poussé les spectateurs à se questionner que de les avoir amusés. « Je trouve ça le fun quand ils viennent me voir après et qu’ils me disent qu’ils ont autant ri que réfléchi. Pour moi, c’est primordial. Je ne veux pas simplement faire rire. Je n’ai aucun problème contre les humoristes qui ne font que ça, mais personnellement, j’ai le goût de dire quelque chose. »

Selon Martin Turgeon, ce qui le distingue est également sa sensibilité et son authenticité. « Le spectacle en est teinté. Dans la vie, je suis comme ça. Il y a beaucoup d’émotion, pas juste de la réflexion. Par exemple, à la fin, je parle de mon garçon Charlie. Il a eu une maladie qui lui a fait passer un an et demi à l’hôpital. Je raconte cet épisode de ma vie afin de montrer aux gens que malgré cette situation, je restais heureux pour redonner de cette énergie positive à mon gars. »

Ça fait longtemps que l’humoriste a compris que si tu touches l’être humain au cœur, il se souvient beaucoup plus de toi. De plus, il aime le fait de rester accessible pour les gens. C’est pourquoi il s’occupe de leur répondre lui-même sur sa page Facebook. « Certains me posent des questions alors que d’autres ont juste le goût de jaser. Après le spectacle, j’invite les spectateurs à venir me parler. J’ai toujours eu cette espèce d’aura, le monde veut être ami avec moi! »

Son one man show est présentement en rodage dans plusieurs salles un peu partout au Québec. « Pour l’instant, il manque environ un 20 minutes au spectacle. C’est très chirurgical ce que je fais. Il faut que je sois sûr d’avoir la bonne dose d’émotion, de réflexion et de drôle. »

Discipline, travail et timing

Martin Turgeon n’a pas le parcours du jeune premier en humour. Ayant commencé sa vie professionnelle en tant qu’enseignant en arts dramatiques, il a ensuite décidé de quitter son emploi, à 32 ans, afin de poursuivre son rêve d’être humoriste. En raison de son âge et des coûts plutôt élevés, il n’a pas fait l’École nationale de l’humour. Son chemin, il l’a fait à sa manière.

« Avant, c’était presque un passage obligé, mais maintenant je dirais que seulement 50 % des personnes qui percent y sont allées. Ça dépend de chacun et de quel genre de discipline tu es capable de te donner dans la vie parce que c’est beaucoup cela que l’école va t’apporter. Ce n’est pas facile écrire des textes humoristiques. »

L’artiste croit qu’il n’y a pas de recette miracle. « Pratique, fais-en, écris-en et plante-toi le plus possible pour comprendre les erreurs que tu fais. J’ai peut-être regardé cinquante fois chacun les spectacles de Laurent Paquin juste pour analyser comment il faisait les choses. Par contre, le stand-up c’est dur à expliquer parce qu’il faut que ce soit quelque chose d’inné en toi. Le naturel sur scène, tu l’as ou tu ne l’as pas, tu ne peux pas l’apprendre, le timing non plus. »

Pour les dates de spectacle de Martin Turgeon et en apprendre davantage sur l’humoriste, visitez son site Web. Il est aussi possible de le suivre sur sa page Facebook.

 

 

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