Faire de la musique comme on raconte une histoire - L'ARTIS

Faire de la musique comme on raconte une histoire

gebe
Photo : Dom Duchesne
5 février 2019

Faire de la musique comme on raconte une histoire

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Photo : Dom Duchesne
5 février 2019

ANDREW L. PALMACCI

Faire de la musique comme on raconte une histoire

Rédaction : Étienne Bergeron
Photo : Dom Duchesne
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BOSTON | FÉVRIER 2019

Chanteur, guitariste et pianiste pour la formation multilingue indie-rock The Alps, Andrew Palmacci est aussi responsable des textes de leur premier album Slow Songs, paru en 2018. Six chansons originales qui partagent un style littéraire avéré, et où l’on sent toute l’influence de ses études et de ses multiples séjours à l’étranger.

Peut-être est-ce parce que son père a lui aussi été musicien à ses heures et qu’il a travaillé longtemps dans l’industrie de la musique chez RCA et Sony/BMG, mais ses parents l’ont toujours encouragé à suivre cette voie. Dès les premières années de sa vie, Andrew suit des cours de piano dans des écoles de musique à Boston et à New York, et répète sur le piano Kawai que son père a déniché dans un vide-grenier du Berklee College of Music à la fin des années 70. Très tôt, il assiste aussi à des spectacles de Menudo et de Michael Jackson, et est attiré par la théâtralité des comédies musicales de Broadway comme The Tap Dance Kid, Cats, Starlight Express et Rent. Il admet d’ailleurs s’être longtemps considéré acteur avant de se dire chanteur, lui qui a obtenu sa carte de membre du Screen Actors Guild à l’âge de dix ans.

Ce n’est que plus tard, lorsqu’il commence à écouter de la musique alternative, que naît son intérêt pour la guitare. En parallèle, le chant l’attire aussi beaucoup. Chanteur invétéré sous la douche, il était aussi toujours le premier à proposer ses services dans les spectacles scolaires et les camps d’été, confit-il, de même qu’au karaoké ou aux célébrations d’anniversaire de ses amis. Ce vif intérêt explique pourquoi, tout au long de son parcours, il a pris part à autant de chorales : principalement avec la Boston College University Chorale, qui lui a permis de voyager à Prague et à Vienne, mais aussi avec la University of Paris Chorale, le Boston College Russian Chorus, le Coolidge Corner Community Chorus, le Boston’s Calliope Ensemble et la Rock School Barbey de Bordeaux. Des expériences qui ont toutes été très formatrices pour cet artiste ; elles lui ont permis de peaufiner sa technique, de prendre confiance en lui, et de découvrir son amour pour les œuvres classiques et le chant traditionnel. Plus encore, elles lui ont donné l’opportunité de voyager en Europe, où il a aussi étudié les langues pendant plusieurs années.

C’est d’ailleurs pour se préparer à son premier voyage à l’étranger qu’il a commencé à apprendre le français, un amour des langues qui l’habite encore à ce jour, alors qu’il enseigne le français et l’espagnol à temps plein dans un lycée près de Boston. Cela explique aussi la présence de quelques compositions en français sur l’album du groupe, comme « Je bosse ailleurs » ou « Les Châteaux de la Gironde ». En fait, il a commencé à écrire des chansons à son retour de Bordeaux, où il a passé une année à enseigner l’anglais. Ses textes adoptent une forme qui se rapproche de la nouvelle littéraire (« short story »), et rendent compte de ses expériences vécues à Boston, à Bordeaux et à Paris. À ce titre, les paroles « remember how it used to be » de la chanson « Staccato Strut » en disent beaucoup sur sa démarche créatrice, c’est-à-dire que ses textes proposent souvent un condensé de souvenirs – ces « fine times » et ce « good stuff » du passé qu’annoncent justement le titre de deux chansons. Des textes empreints d’une nostalgie bien organisée avec un début, un milieu et une fin, comme une histoire qu’on se raconterait autour d’un feu avec des copains.

Après avoir commencé à chanter – et à mettre à l’épreuve – ses compositions dans des open mic à Miami en 2004, il a décidé de former le groupe The Alps avec son ami Timur Pakay, qui l’accompagne depuis à la batterie. Ceci dit, maintenant qu’Andrew travaille à temps plein comme professeur de langues, et qu’ils ont tous les deux une vie familiale à gérer, il leur est devenu plus difficile de consacrer autant de temps qu’avant à leur musique. Qu’à cela ne tienne, Andrew souhaite tout de même enregistrer de nouvelles chansons cette année, jouer dans plusieurs villes et étendre le partage de sa musique sur de nouvelles plateformes. Et si cela lui permet d’attirer l’attention d’une maison de disque ou d’accueillir de nouveaux membres au sein du groupe, il est prêt à voir où cela les mènera.

Pour en savoir plus sur les activités et la musique de The Alps, visitez leurs pages Facebook et Bandcamp.

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