Entre histoire et passion

gebe
Photo : David Fallu
14 juin 2020

Entre histoire et passion

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Photo : David Fallu
14 juin 2020

emmy bois

Entre histoire et passion

Rédaction : C. Fortier
Photo : David Fallu
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QUÉBEC | JUIN 2020

Passionnée est une caractéristique qui colle fort bien à l’auteure Emmy Bois. À 22 ans et déjà à son actif deux livres publiés, l’étudiante à la maîtrise en histoire a bien l’intention de faire de ses passions pour son domaine d’études et la fiction son projet de vie.

C’est à l’âge de 12 ans que la native de Sainte-Perpétue a amorcé l’écriture de son premier roman, Pleine lune. Après différentes réécritures, ce projet s’est finalement concrétisé par sa publication sous le nom de Prédestinée en 2017 aux éditions Audace et Caboche. Son roman a de nouveau été publié en 2019 aux éditions de l’Apothéose. Le deuxième tome de la série L’éternelle guerrière, Trahie, est lui aussi paru en 2019. Elle espère pouvoir sortir le troisième et dernier tome au début de 2021.

L’histoire tourne autour de Cira Night, une adolescente de 17 ans, orpheline, et placée en famille d’accueil. Elle rencontrera un homme qui la transformera en vampire. Elle ira vivre dans une galerie souterraine auprès d’une nouvelle communauté. Un monde rempli de secrets se révèle alors à elle.

« J’ai toujours lu du fantastique, explique Emmy. Il y a dix ans, je ne me posais même pas la question sur quoi j’allais écrire. C’était naturel pour moi d’y aller vers ce genre littéraire. Ce que j’aime, c’est que tu peux créer ce que tu veux, tout est possible, il n’y a aucun cadre. »

Parmi ses influences, l’écrivaine mentionne les séries Journal d’un vampire de L.J. Smith, La maison de la nuit de P.C. et Kristin Cast ainsi que Fascination de Stephenie Meyer. Aujourd’hui, son intérêt est tourné vers le genre historique, comme la série Les Rois maudits de Maurice Druon, les œuvres de Ken Follett ou encore les récentes publications du Septentrion comme Les aventures de Radisson ou Le Grain de sable.

« À mon entrée au baccalauréat, je me questionnais sur l’écriture de l’histoire. On dirait que j’essayais de me convaincre que sciences et littérature devaient absolument être séparées et qu’un jour je devrais choisir entre les deux. J’ai réalisé que c’était possible de faire de l’histoire autrement et de combler les trous par la fiction. Créer des œuvres qui pourraient servir de référencement tout en divertissant, c’est ce que j’aimerais faire », soutient celle qui s’intéresse particulièrement au Régime français, à la guerre de Sept Ans, à la guerre de la Conquête et au jeu diplomatique de cette époque.

Inspiration

Selon Emmy, ce sont les petites choses anodines qui l’inspirent avant tout du côté de l’écriture. « Ça part souvent quand j’écoute de la musique. Je peux être en voiture et il y a plein d’idées de scénario qui me viennent en tête. Je devrais les écrire dans un carnet, ce que je ne fais pas, alors j’ai beaucoup d’idées qui s’évaporent! Mais c’est vraiment à travers la musique et les sons que l’inspiration me vient. »

L’auteure se définit également comme une personne plutôt cartésienne, même si les artistes sont habituellement plus spontanés. Néanmoins, elle ne croit pas que ce côté de sa personnalité soit contradictoire à la création. C’est d’ailleurs ce qui motive son projet de fiction historique. « J’aimerais montrer que l’histoire, c’est beaucoup plus que des dates et des personnages. »

L’auteure aime aussi inspirer les jeunes. Elle a d’ailleurs eu l’occasion en 2018 de donner des conférences dans des écoles secondaires, dont son ancienne institution scolaire, afin de parler de ses deux passions et de la possibilité de les conjuguer. Elle a aussi tenu des ateliers de création littéraire. « J’aime beaucoup parler! J’ai longtemps été guide, mais puisque je suis boursière pour ma maîtrise je ne peux plus le faire. Les conférences mettent un petit baume sur mon cœur d’extravertie! Dernièrement, c’était plus difficile de trouver des opportunités puisque les écoles ont perdu leur financement. »

Enfin, même si elle ignore les retombées en termes de ventes que le confinement a eues jusqu’à maintenant, Emmy a observé de plus en plus d’intérêt pour ses livres sur les réseaux sociaux. « Il y a des jeunes qui m’ont écrit pour me dire qu’ils avaient lu le tome un et qu’ils l’avaient beaucoup apprécié. Ils avaient hâte que les bibliothèques rouvrent pour aller chercher le deuxième tome. C’est plaisant à lire! »

 

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