CARAVANE - L'ARTIS

CARAVANE

gebe
21 janvier 2019

CARAVANE

gebe
21 janvier 2019

SUPERNOVA

CARAVANE

Rédaction : André Gauthier | Les disquaires Sunrise
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Après trois albums avec le groupe The Hunters, Caravane fait ses débuts en 2013 avec un rock garage sale et crasseux en présentant l’album Chien Noir. Arrive ensuite l’excellent Fuego, qui obtient un bon succès grâce à la chanson Boogie Baby, qui a tourné énormément dans les radios. Un peu plus poli que le premier, Fuego a permis au groupe d’élargir son public grâce au son plus mélodique et une maturité au niveau des textes. Avec ce troisième album, Caravane continue cette évolution qui les mènera vers les plus hauts sommets du rock québécois.

L’album Supernova nous transporte plus loin -tant au niveau de la musique et des textes que dans la direction artistique- soit un vaste contraste avec les débuts du groupe. D’entrée de jeu, il faut souligner le travail de Gabriel Magnan, directeur artistique et concepteur de la pochette. Dès le début de sa collaboration avec le groupe, une symbiose s’est créée entre eux. Un simple regard de la pochette de Supernova nous permet rapidement de constater que le groupe a élargi ses horizons et a atteint un niveau supérieur artistiquement en s’éloignant du noir et blanc du premier album. Supernova est haut en couleur. (Le titre de la chanson La Nuit Arc-en-Ciel illustre à merveille cette démarche).

Cette évolution se fait aussi sentir au niveau musical. La force de l’album est d’avoir réussi à garder l’essence même de Caravane et de lui avoir insufflé une nouvelle direction sans pour autant déraciner leur origine. Quelque part entre le rock qui déchire, les ballades planantes et la pop accrocheuse, Supernova se démarque de ce qui se fait présentement dans le rock québécois. Affichant une nouvelle maturité musicale sur des pièces comme Louanges, Belle Mort et Pyramides, les refrains et les riffs de guitare vous accrocheront dès la première écoute.

Ce qui frappe le plus avec cet album est sans contredit la voix assurée de Dominic Pelletier. En plein contrôle de ses moyens, il réussit aisément à faire passer l’auditeur par toutes les gammes d’émotions. Ce n’est pas un hasard que l’album débute avec la chanson Louanges qui démontre sa voix puissante et juste. Par contre, sur Casablanca, on utilise une approche similaire, mais cette fois-ci l’écho est plus présent. Avec une piste de clavier sublime, on se sent presque transporté dans une église, tant la voix, le texte et la musique s’harmonisent. Une voix qui colle parfaitement avec les arrangements (une petite visite à un concert de Caravane vous convaincra de la puissance de cette voix naturelle).

Sans nous rappeler Kings of Leon sur certains titres (Karma en est l’exemple parfait), on remarque aussi l’influence de Muse dans le jeu de guitare de Guillaume Méthot. On sent la recherche et plusieurs petits passages restent longtemps en tête (TDAH, entre autre, avec un son riff accrocheur).

Il serait injuste de passer sous silence l’efficacité de la réalisation. Signée par le groupe et Jesse Mac Cormack, c’est une réalisation soignée qui égratigne juste au bon moment et où rien n’est laissé au hasard. C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de l’album. L’ambiance musicale- présente du début à la fin- est ce qui le rend si marquant. Aspect souvent négligé à l’air du numérique, l’ordre des chansons a son importance ici. Chaque pièce de l’album s’enchaîne et rend l’écoute de l’album extrêmement satisfaisante.

Supernova vous propulsera dans un univers musicalement riche et haut en couleur. C’est une réussite sur toute la ligne et assurément l’un des meilleurs albums rock québécois des 10 dernières années.

 

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8-02 au 30-03 | En spectacle

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